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Gestion du stress 1/2

Article publié le 20/09/2006 par Malou Tripier

Le stress, je m'exerce

Malou TRIPIER  intervenante de l'atelier « Le stress, je m'exerce » au dernier congrès  de l'ADF pour l'UFSBD(Union Française de la Santé Bucco-dentaire).

 Rappel de quelques chiffres éloquents :

- En France 18 millions de personnes prennent des antidépresseurs, 11 millions sont dépendantes.

- En Europe 29% des personnes subissent le stress au travail.

- Aux USA les conséquences du stress sont estimées à plus de 200 millions de journées de travail perdues par an.

   

Parmi les professions médicales, celle de dentistes est classée dans la catégorie des plus stressante. Un praticien zen est apprécié, son attitude de calme et de sérénité se transmet à ses patients et de leur côté les patients appréhendent particulièrement leur visite au cabinet dentaire. Les troubles vont de la simple appréhension à la crise phobique.

Un praticien «zen» est apprécié de ses patients, son attitude calme se transmet. Ce mode de communication s'établit naturellement et permet une meilleure acceptation de soins proposés, la confiance s'instaure. Car c'est la peur de la douleur qui préoccupe souvent le patient, l'inconnu, l'aspect financier, le manque de confiance.

Identifier avec lui cette crainte, c'est l'aider à accepter la meilleure décision pour sa santé.

De quoi parle-t-on ? De la santé et du bien-être.

S'occuper de la santé bucco-dentaire, et de la réalisation de gestes techniques parfait est la première approche logique. Prendre en compte le patient dans son ensemble en intégrant sa peur, sa crainte en est une autre. Au final ce que retiendra le patient sera la façon dont il aura vécu les soins, et ce son ressenti et non pas les techniques de l'opération.

LE STRESS, avant tout une affaire de perception !

Pierre et Jacques passent leur examen. Ce jour là ils se retrouvent devant la salle.

Pierre se sent  en pleine forme, son appréhension est un mélange de jubilation et d'énergie, il a le sentiment que tout va bien se passer et il pourra se concentrer, il a même hâte de commencer l'épreuve. Le stress positif agit.

Pierre est un proactif.

Jacques qui a les mêmes capacités intellectuelles et qui a révisé tout autant n'a pas le même ressenti : depuis la veille il est malade, il a mal dormi, son cœur bat vite, il lutte pour rester debout, tellement ses jambes tremblent. Le stress est là.

Il est réactif et subit ce phénomène comme si l'énergie le quittait. La panique le gagne il a l'impression d'avoir tout oublié et sent monter en lui  l'angoisse de l'échec.

Que se passe-t-il ?

Le contexte est le même, et pourtant  le ressenti est différent pour Pierre et Jacques. La perception n'est pas la même. Qui a le plus de chance de réussir ? La vision de chacun est différente. L'un a parfaitement  intégré le défi de l'examen et maximise ses chances de réussite avec des réactions mentales et corporelles adaptées. L'autre subit le stress et est en proie à des conflits internes, perd une grande partie de ses moyens.

Un corps qui fonctionne bien est essentiel à une bonne qualité de vie, accompagné d'un mental fort, c'est l'équilibre, la sérénité et le bien-être qui s'installent!

Comment  établir cette harmonie entre le corps et l'esprit ?

La  recherche de cette sensation est souvent entravée, parasitée par ce fameux STRESS, qui peut empêcher cette osmose apparemment si naturelle et  si simple d'accès.

Le Docteur Hans Selye, biochimiste à Montréal  mis à jour en 1936  à l'issue de multiples observations et expériences, qu'en réponse au stress (quelle que soit son origine, physique ou psychologique) le corps déclenche ce qu'il a nommé le SYNDROME GENERAL D'ADAPTION (SGA) qui est une réaction innée globale non spécifique de l'organisme.

1.      La première phase correspond à la mobilisation du système sympathique et des catécholamines (la fameuse montée d'adrénaline) qui favorise le mouvement face à la situation stressante (typiquement la lutte ou la fuite)

2.      La seconde, différée face à un stress persistant met en jeu les glucocorticoïdes ce qui augmente la résistance à l'agent stressant et non plus son évitement. Si le stress persiste trop longtemps,

3.      La troisième phase est l'épuisement de l'organisme avec des conséquences aussi bien psychologiques que physiologiques (dysfonctionnement des systèmes digestifs, cardiovasculaire, et immunitaire), qui ouvrent la porte à des pathologies pouvant être particulièrement graves.

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